Le chlore est de loin le désinfectant le plus largement utilisé dans les réseaux d'eau potable.
C'est la méthode privilégiée par la plupart des services municipaux d'approvisionnement en eau dans toutes les régions du monde. Là où il est utilisé, il a joué un rôle crucial dans l'éradication des maladies d'origine hydrique telles que le choléra, la typhoïde et la dysenterie.
L'application quasi universelle de cette méthode peut être attribuée aux facteurs suivants :
- Son efficacité contre les agents pathogènes d'origine hydrique (bactéries, virus, protozoaires et vers). La désinfection au chlore permet de détruire plus de 99,9 % des bactéries
- La précision avec laquelle le processus peut être surveillé et contrôlé. Sa grande solubilité dans l’eau facilite son application en quantités contrôlées
- Son faible coût et sa relative facilité de production, de stockage, de transport et d’utilisation
- Ses performances très satisfaisantes en tant que désinfectant ont été prouvées par des décennies d’utilisation. Son succès est tel que l’absence d’épidémies de maladies d’origine hydrique est désormais pratiquement considérée comme acquise. Il n’existe aucun cas documenté de problèmes de santé résultant d’une utilisation correcte et contrôlée dans les réseaux d’eau potable.
Le chlore présent dans l’eau potable est sans danger pour la consommation. La faible quantité de chlore généralement utilisée pour désinfecter l’eau ne présente aucun risque pour la santé humaine. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fixé une valeur indicative de 5 mg/l (ppm) pour le chlore dans l’eau potable, ce qui signifie que de telles concentrations sont considérées comme acceptables pour une consommation humaine tout au long de la vie.
Le chlore est un désinfectant résiduel. Cela signifie que lorsque le procédé est correctement mis en œuvre, les propriétés désinfectantes du chlore — et donc son effet protecteur — sont présentes partout où l’eau est présente. Cela le distingue des méthodes de désinfection non résiduelles telles que les UV et l’ozone. Ces méthodes de désinfection ne « voyagent » pas avec l’eau et présentent donc des limites importantes.
Cependant, il a été démontré que l’utilisation du chlore comme désinfectant peut présenter des inconvénients dans le secteur offshore et maritime, et ceux-ci méritent d’être soulignés.
Sous-produits nocifs
Il est vrai que si l’eau de source présente une charge organique élevée et fait l’objet d’une surchloration systématique, le risque de formation de sous-produits dangereux augmente. Bien que certains de ces sous-produits soient cancérigènes, cela ne doit pas automatiquement conduire les utilisateurs à renoncer à l’utilisation du chlore comme désinfectant. Ce n’est que dans des circonstances exceptionnelles que l’eau utilisée dans le secteur offshore contiendrait une charge organique suffisante pour présenter un risque de formation de sous-produits cancérigènes. OWM n’a jamais été confronté à de telles circonstances.
Il existe des sources d’eau connues où la charge organique est élevée, comme en Norvège, mais même dans de tels cas, une évaluation des risques appropriée et des mécanismes de contrôle adaptés peuvent garantir que le chlore reste le désinfectant de choix, à la fois sûr et efficace. Toutefois, s’il est décidé de renoncer à la désinfection résiduelle, les utilisateurs doivent examiner attentivement l’impact que cela pourrait avoir sur le contrôle. Dans ces cas, les utilisateurs doivent tout de même être en mesure de démontrer comment l’eau est gérée et entretenue dans l’ensemble du système sans compromettre le contrôle.
Lors de la hiérarchisation des risques, il convient de tenir compte de la déclaration suivante de l’OMS (Organisation mondiale de la santé):
« Les risques sanitaires liés aux sous-produits pouvant être présents dans l’eau potable sont extrêmement faibles par rapport aux risques associés à une désinfection inadéquate. Il est donc important que la désinfection ne soit pas compromise par les efforts visant à contrôler ces sous-produits. »
Goût et odeur désagréables
La sensibilité au goût et à l’odeur du chlore est une question d’ordre esthétique et ne doit jamais primer sur les préoccupations de santé et de sécurité. La sensibilité au goût et à l’odeur du chlore dans l’eau est principalement déterminée par deux critères : les habitudes de chacun et les concentrations de chlore dans le réseau d’eau.
Si une personne est habituée à boire de l’eau ne contenant pas de chlore, des concentrations situées dans la fourchette supérieure des seuils de contrôle (0,2 ppm–0,5 ppm) ou légèrement supérieures peuvent être perceptibles. Si les concentrations sont systématiquement supérieures aux seuils de contrôle et continuent d’augmenter, toutes les personnes finiront par percevoir le chlore sous forme de goût, d’odeur, ou les deux. (Dans les deux cas, tant que les concentrations de chlore restent inférieures à 5,0 ppm — soit 10 fois le seuil de contrôle —, il n’y a aucun risque pour la santé.) Pour réduire les plaintes concernant le goût et l’odeur, l’ajout de chlore doit être maintenu dans les limites de contrôle. Le choix et l’utilisation appropriés des équipements de dosage du chlore garantissent que ce soit toujours le cas.
L’objectif principal de la désinfection dans tous les réseaux d’approvisionnement en eau, publics et privés, est l’élimination des agents pathogènes responsables des maladies d’origine hydrique. OWM est un prestataire indépendant proposant l’ensemble des services et de l’assistance dans le domaine de la gestion de l’eau, et nous recommandons l’utilisation du chlore comme solution sûre et fiable à cette fin.
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