
Durée: du 1er mai 2025 au 30 avril 2029
Projet
Dans le cadre du projet Be-UP, de nouvelles voies de synthèse et de transformation sont développées pour de nouveaux biopolyesters aliphatiques-aromatiques présentant une teneur plus élevée en matières premières renouvelables, en combinant des composants biosourcés (par exemple le 1,4-bio-BDO) sont combinés à des catalyseurs et additifs innovants. Ces composants sont optimisés pour la synthèse et la polymérisation à l’aide d’outils de modélisation numérique avancés, basés sur des modèles cinétiques de Monte-Carlo (kMC). Ces biopolyesters sont mélangés à des biopolymères disponibles dans le commerce (par exemple le PLA, le PBAT et le PHA), à des agents d’allongement de chaîne d’origine biologique et à des charges minérales afin de produire des matériaux d’emballage en bioplastique. Le développement de ces mélanges fait appel à des outils de modélisation avancés pour le compoundage, appuyés par des techniques telles que la conception de vis et les mesures rhéologiques en ligne, afin d’atteindre les propriétés techniques, la durabilité et la biodégradabilité visées grâce à une évaluation basée sur une fonction multi-objectifs. La facilité de mise en œuvre sera également un facteur clé, l’accent étant mis sur les principales techniques de production utilisées dans l’industrie de l’emballage, à savoir l’extrusion-soufflage de films, le moulage par injection et le thermoformage. Une série de prototypes de produits d’emballage (TRL7) sera fabriquée afin de valider les matériaux développés. La biodégradabilité de ces nouveaux produits sera évaluée dans différents scénarios de « fin de vie » (EoL), notamment en milieu ouvert et dans des conditions contrôlées, ce qui permettra de combler le fossé entre les conditions de laboratoire et le comportement réel de ces matériaux en fin de vie. En outre, la recyclabilité des nouveaux produits sera évaluée. Les données et conclusions issues de ces évaluations seront utiles pour : i) l’élaboration de lignes directrices et d’outils pour une conception circulaire, contribuant ainsi à la mise en œuvre du cadre « Safe and Sustainable by Design » (SSbD) ; ii) l’amélioration du cadre normatif pour les essais et l’étiquetage des matériaux et des produits d’emballage. Be-UP devrait permettre de remplacer plus de 50 000 tonnes de plastiques non biodégradables d’ici 2032, ce qui se traduira par une économie de plus de 120 000 tonnes d’équivalent CO₂ par an.
Coordinateur
INSTITUTO TECNOLOGICO DEL EMBALAJE, TRANSPORTE Y LOGISTICA (Espagne)
Partenaires
INSTITUTO TECNOLOGICO DEL EMBALAJE, TRANSPORTE Y LOGISTICA (Espagne), HYBRID CATALYSIS BV (Pays-Bas), PARTICULA GROUP DRUSTVO S OGRANICENOM ODGOVORNOSCU ZA ISTRAZIVANJE RAZVOJ I PROIZVODNJU (Croatie), ISOTECH LTD (Chypre), EUROPEAN BIOPLASTICS EV (Allemagne), Polinivo (Belgique), IDENER RESEARCH & DEVELOPMENT AGRUPACION DE INTERES ECONOMICO (Espagne), NORMEC OWS (Belgique), CEBIMAT LAB SL (Espagne), INNOTECH COEXPAN-EMSUR SL (Espagne), NOVAMONT SPA (Italie), POLYMERIS (France), IMERYS TALC EUROPE (France), FAKULTETA ZA TEHNOLOGIJO POLIMEROV (Slovénie), ASOCIACION ESPANOLA DE NORMALIZACION (Espagne), Aptar France SAS (France), UNIVERSITA DEGLI STUDI DI TRIESTE (Italie)
Missions de Normec OWS
- Responsable du lot de travail 3 : évaluation de la biodégradabilité
- Évaluation de la biodégradabilité de produits de laboratoire, de biopolyesters et de matériaux d’emballage biosourcés dans différents milieux (compost, eau douce, sol, milieu marin)
- Évaluation des prototypes d’emballage finaux quant à leur aptitude au recyclage organique par compostage industriel (y compris la biodégradabilité, l’évaluation des propriétés des matériaux (notamment les métaux lourds), la décomposition et les effets sur la toxicité pour les plantes) ainsi que par fermentation anaérobie
- Réalisation de tests de dégradation en milieu naturel (milieu marin et sol)



Le projet est soutenu par l’entreprise commune « Circular Bio-based Europe » et ses membres. Financé par l’Union européenne. Les points de vue et opinions exprimés n’engagent toutefois que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne ou de l’entreprise commune CBE. Ni l’Union européenne ni l’entreprise commune CBE ne peuvent en être tenues pour responsables.